L'histoire de l'Institut Notre-Dame...

Encore partir
En 1860, la ville se vit dans l'obligation de reprendre sa propriété ; les bâtiments tombaient en ruines et il fallait construire des casernes.
Le Tribunal s'en alla sur la place du Palais de Justice ; la Prison à Albau ; la Gendarmerie rue Grande, tout proche le Cercle des Etrangers.
Aux Sœurs de Notre-Dame, on proposa la propriété de Belle-Vue, située sur la colline de Bon Secours, louée alors au Casino. C'était une belle situation pour un pensionnat, mais il y avait un grand inconvénient : on construisait la voie ferrée et il y avait un passage à niveau.
Pour les enfants qui devaient passer et repasser sans cesse, les risques paraissaient trop grands, tandis que pour des collégiens, ce n'était pas un obstacle. Aussi, l'Evêque de Namur, Mgr Deschamps, s'empressa-t-il d'accepter l'offre pour y ériger le Collège de Belle-Vue. Il y vint pour la première pierre, le 12 juin 1866.
Achat de la Tête d'Or
Le transfert des écoles étant urgent, des notables s'entremirent pour faire l'acquisition, le 2 novembre 1865, de l'Hôtel de la Tête d'Or, appartenant à Madame Roulin-Stringels. Il était situé rue Grande, où l'Institut des Sœurs se trouve actuellement. Mais un bail en cours devait, en principe, retarder la prise en possession jusqu'au 1er juin 1871.
Que faire ? Les démolisseurs détruisaient déjà les écoles.
Une grande salle était libre à l'entrée de la ruelle En Rhée (Patria). Elle fut acquise et aménagée de toute urgence.
La population avait bien quelque scrupule à installer les Sœurs là où à la Révolution, une jeune fille avait reçu l'encens sacrilège par le culte de la déesse Raison, mais leur séjour à la salle Coureux serait de courte durée.
La scène de la salle de spectacle - tout comme d'ailleurs à la guerre de 1940, la Collégiale étant alors indisponible - fut réservée à la chapelle.
Six classes et un réfectoire furent agencés dans la salle au moyen de cloisons.
Le transfert des écoles ne tarda pas. Le 30 août 1867, Monsieur Disière-Laviolette installait la Tête d'Or dans un immeuble de la Grand-Place.
La première pierre du nouveau pensionnat fut posée le 19 octobre 1867.
A la guerre de 1870, quatorze jeunes filles de Mézières constituaient le premier contingent de pensionnaires.
En 1962, cinq cents élèves honorent la dernière fondation de la Bienheureuse Mère Julie Billiart.
Georges PIRE
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